L'année du R


Depuis « Color’s of Caly » qui m’a définitivement servi de leçon et vacciné contre un investissement excessif auprès de mes soumis, j’ai opté pour un tout autre concept : baptiser mes sujets par un nom commençant par une lettre définie chaque année comme il est tradition de faire avec les animaux.

Puisque le premier soumis à avoir suscité un réel intérêt de ma part depuis la désillusion des couleurs, avait un prénom qui commençait par un « R », j’ai décidé que l’année 2018 serait l’année du « R ». 2019 l’année du « S ». 2020 l’année du « T » et ainsi de suite jusqu’à ma très supposée mort, si je meurs un jour…

Quand je regarde les mois qui viennent de s’écouler, je me dis que je suis quand même une croqueuse de soumis, cinq au 1er semestre, 2 depuis cet été qui devrait voir arriver encore 2 à 3 « r » avant la fin de l’année. Heureusement que je suis à la « retraite » !

Les « r » ne sont que des accessoires, des moyens pour moi d’assouvir mes pulsions, les lettres qui suivront le seront tout autant. Aussi, je ne prendrai plus la peine de les nommer sur mon blog par leurs noms, leur donner trop de valeur finie toujours par me desservir. L’intéressé se reconnaîtra quant aux autres, ils m’importent encore moins que mes soumis.

L’année 2018 touche bientôt à sa fin avec plusieurs constats : On arrête jamais d’apprendre et d’évoluer même lorsqu’on est une Dominatrice expérimentée (pour ne pas dire une Maîtresse d’âge mûre comme on me qualifie depuis que j’ai dépassée la barre des 40 ans – bande de petits cons !).

Pour commencer, j’arrive enfin à voir les soumis se succéder sans vive émotion, je crois que j’ai enfin compris que chaque histoire peut être intense mais que sa fin est inscrite au moment même où elle commence. Je fais – comme eux -  de la consommation de masse : je prends, je jette ou laisse partir ceux qui ne m’apportent rien sans regret. J’apprécie l’instant présent et c’est tout, pour le reste les « R » sont interchangeables, les autres lettres le seront tout autant. Ils me fascinent et me servent un moment, c’est déjà pas mal non ?
De toute façon et en toute honnêteté, je ne serai plus jamais vraiment la Maîtresse d’un autre comme j’ai – et serai toujours - celle de Philfri. Aucun autre sujet ne pourra jamais non plus vraiment être mon esclave comme lui l’a été  et le sera toujours. C’est comme le grand amour, il ne sonne qu’une fois - et encore quand on a de la chance - tous les autres caprices sont comme des amourettes de vacances qui comblent le vide même s'ils apportent leurs lots de passion, plaisir et d’illusion.

Ensuite, je me suis ouverte à certaines pratiques qui me semblaient complètement inutiles comme le travestissement qui ne suscitait pour moi qu’un intérêt très relatif. Mes « soumises » subtiles, délicates et dévouées m’ont réconciliée avec les froufrous, le maquillage et la féminisation. J’en ai pratiqué quelques unes cette année et je dois bien avouer qu’elles ont su faire preuve d’une sincérité et d’une obligeance qui ne peuvent pas laisser totalement hermétique une puriste de la relation D/s  comme moi.  Elles ont touché ma sensibilité et ouverte à un nouvel horizon qui, je le sais, me réserve encore de très belles surprises dans ce domaine ou d’autres encore inexploités. Le BDSM, à partir du moment où on décide d’avoir un esprit ouvert, regorge de coups de théâtre.

Enfin, j’ai décidé de saisir chaque opportunité pour écrire. L’inspiration étant une grosse salope qui s’amuse à m’aguicher de façon irrégulière, je compte bien la violer le plus souvent possible afin d’éjaculer sur la toile. Ca sera toujours mieux que de faire du crochet trop longtemps sur  le torse d'un soumis en regardant un coucher de soleil…Quoi que !






   Cravachement,         






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