Imagination fertile ou quand une Maîtresse est une femme-enfant

J’ai repris la course à pieds cette semaine, ça faisait 1 an que je n’avais pas couru à cause de mon putain de genou, du coup je suis d’humeur joyeuse et super taquine pour ne pas dire garce. Le sport, c’est bon pour la circulation du sang mais aussi celle des idées.

Ca fait 24h que je n’ai fait chier personne, ça commence sérieusement à me démanger. Nous sommes samedi, il est 18h00 et je cherche une méchanceté à faire. Alors que je suis en voiture avec un ami et que nous passons devant chez Jaune, j’ai enfin une illumination.

J’appelle Jaune qui est sans doute en mode détente sur son canapé comme tout bon célibataire qui se respecte et je lui laisse un message sur son répondeur : « Jaune, je suis en bas avec mes amis, nous cherchons à nous garer. Y a-t-il un interphone pour rentrer ? Est-ce que tout est prêt ? ».

En fait, je ne suis pas attendue chez Jaune chez qui je ne suis, d’ailleurs, encore jamais allée, j’ai juste envie qu’il panique. Il me rappelle dans la foulée, je ne réponds pas volontairement histoire de faire monter la pression, je ricane dans la voiture sous le regard médusé de mon ami.

18h44, je lui envoie un deuxième sms « Est-ce que tu as trouvé tout ce que je t’ai demandé ? Est-ce que le champagne est au frais ? Est-ce que les petits fours sont ok ? »

Il me répond : « Ma Maîtresse, je ne comprends pas votre demande. J’ai bien du champagne au frais…mais pas de petits fours. Humblement, votre soumis» et je jubile car, de toute évidence, il panique.

Comme je m’aime dans ces moments là…

J’imagine Jaune en stress, en train de se demander quel train il a loupé. Je l’imagine perdre la raison à lire et relire tous mes sms du jour cherchant désespérement des instructions. J’imagine son agitation.

IMAGINER, quel plaisir !

J’en rajoute une couche : « je t’ai envoyé un message cet après-midi pour que tu prépares un apéro dinatoire pour six personnes, je suis en bas avec mes amis et j’espère que tout est prêt ».

Qu’elle garce, oui j’assume !

Je continue d’imaginer Jaune dans tous ses états, je l’imagine au bord du gouffre. Je rigole à en pleurer dans la voiture quand je l’imagine terrorisé ne sachant plus quoi faire, inquiet de cette visite surprise.

IMAGINATION FERTILE, quel bonheur !

« Ma Maîtresse, je n’ai pas eu ce message et rien n’est prêt. Je ne comprends pas et j’ai peur de vous décevoir ».

Ha yesssss ! C’est tout à fait la réaction que j’attendais de lui, j’irais même jusqu’à dire que ça me soulage de le savoir dans cet état, ça veut dire qu’il s’implique. En plus, ça peut paraître cruel de ma part, mais ça a le mérite de me divertir un peu, ça fait 1h que je suis en voiture et je commençais à m’ennuyer.

En soi, j’aurais effectivement pu m’inviter chez lui pour l’apéro avec des amis mais ça n’arrivera pas ce soir. Ce soir, j’ai juste envie de le tourmenter gratuitement. Quoi ??? C’est aussi ça une Maîtresse ! Il n’y a pas que le pan-pan cul-cul dans le BDSM, l’aspect psychologique, l’imagination et l’imprévu ont leur place (et c’est hélas ce qu’on oubli trop souvent).

Je lui envoies un dernier message pour enfoncer le clou et pour ne pas que, dans la précipitation, il ne prépare quelque chose (plus parce que je déteste le gâchis que pour le ménager dans ses efforts) :

« Je m’en vais nous règlerons ça demain. Ca va chauffer pour toi, tu es prévenu »

Le sms qu’il m’envoit me confirme que mon objectif est atteint : soumis effrayé, apeuré, dérouté.

Je devrais mettre des caméras chez mes sujets histoire de les voir un peu se débattre dans des moments comme celui-ci, un peu comme s’ils étaient des rats de laboratoires et moi un scientifique fou.

Je vais rire de ma connerie toute la soirée en pensant souvent à mon pauvre Jaune. Je lui enverrai un sms dans la nuit pour le délivrer de son enfer.

Si souvent tout est préparé avec minutie dans le BDSM, il y a aussi ces instants magiques où l’improvisation apporte une fraîcheur infantile dont je suis friande.

Je ne suis pas juste une Maîtresse sévère, je ne suis pas juste une Maîtresse sadique. Je ne suis pas « juste » et je ne suis pas qu’une « Maîtresse », je suis aussi une femme-enfant.

J’aime rire, me divertir, m’amuser comme une ado puérile et c’est aussi ça le BDSM, du moins c’est ainsi que je le retrouve depuis que je suis installée ici et c’est exactement ce qui m’avait manqué ces dernières années.


Cravachement,

Maîtresse Caly

  

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