Mes épices en séance : debriefs croisés de Poivre et Sel (janvier 2016)




Cette semaine, j'ai reçu Sel et Poivre, mes deux dévoués que je ne présente plus, pour une séance à deux. Particulièrement agacée ce jour là, j'ai décidé de passer mes nerfs en m'amusant avec eux une fois de plus.

Comme c'était leur première séance de l'année en duo, je leur ai demandé de me faire un debrief chacun de leur côté pour pouvoir ensuite les fusionner ici sur mon blog que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre.



Voici donc une nouvelle aventure illustrée, je vous en souhaite une sadique lecture...



Cravachement,

Maîtresse Caly


***

P : Poivre a écrit 

S : Sel a écrit 



Poivre : Dès qu'elle est apparue, il était évident que Maîtresse Caly était de mauvaise humeur. Cette situation ne pouvait que conduire à un déchaînement de violence. Si elle ne l'avait pas fait spontanément, je le lui aurai demandé pour évacuer cette tension.
Quand j'ai compris que Sel allait être associé, j'ai eu pitié pour lui. Après tout, il n'y était pour rien, ne savait probablement rien. Moi seul était responsable de cette situation et je m'en voulais qu'il en soit mêlé.

Sel :  "Tu es prêt, Sel? alors va à quatre pattes dans la grande pièce "
Je m'exécute, bientôt rejoint par Maîtresse qui m'ordonne de lui tendre une cigarette, du feu et de lui servir de cendrier "avec les mains". Je suis alors à genoux devant elle, mains jointes et ouvertes en forme de coupe, je contemple à quelques centimètres de moi ses jambes fuselées, gainées dans ses bas sombres, si belles, si proches de moi et pourtant qu'il m'est interdit de toucher, je comprends ce que veut dire le supplice de Tantale, mais en même temps je me sens à ma place.
Les cendres sont toutes tombées, la cigarette est consumée et Maitresse me dit "Sel, vas dans la cage". J'y suis en quelques secondes, Poivre la referme, çà y est je suis en pénitence pour autant de temps qu'il plaira à Maîtresse qui - me connaissant - sait que ce séjour contribue à mon dressage dont je lui suis infiniment reconnaissant de bien vouloir se charger.





Suivant les Ordres de Maîtresse, Poivre et moi installons deux chaises dos à dos, je m'y assieds dans l'une et entends Poivre recevoir l'ordre de s'agenouiller devant l'autre et de poser ses avant bras devant lui. Maitresse fixe la deuxième pression de mon mon masque et du bâillon et me voilà aveugle et muet, je me sens plus que jamais à la merci de Maîtresse, qui fixe de lourds bracelets de cuir à mes poignets, et les attache à ce que comprends être les bracelets de poignet de Poivre.

Poivre : Je me suis retrouvé à quatre pattes, face à une chaise et enchaîné à Sel qui se tenait assis sur une autre chaise. Maitresse Caly avait disposés nos corps, facilement accessibles, comme un concertiste prépare ses instruments.




Sel :  Ensuite elle torture mes tétons - comme elle sait si bien le faire - avant de les munir de pinces auxquelles elle ajoutera progressivement des poids.
Puis Maîtresse va aller de Poivre à moi et de moi à Poivre, avec ce que je comprends être une cravache et des martinets. Tantôt j'entends les coups résonner sur le corps de Poivre qui endure stoïquement son châtiment, tantôt c'est sur moi que les coups pleuvent, sur le dos, le ventre le bas ventre, les épaules.


Poivre :  Il faudra que j'apprenne à identifier à partir du bruit et de la douleur les différents martinets qu'elle utilise. Ceux qui caressent pendant la période d'échauffement, ceux qui mordent, ceux qui laissent des traces. Elle passait de l'un à l'autre au rythme de la musique, alternant monotonie et effets de surprise. Au fur et à mesure que son bras s'échauffait, les coups devenaient de plus en plus appuyés, de plus en plus lourd. J'ai fait le vide dans ma tête, il ne restait que l'image d'un grand papillon noir qui battait des ailes au rythme des coups.
Soudain j’entends une plainte. Je n'avais rien senti. C'était Sel que j'avais un peu oublié. Réaction immédiate de mon petit orgueil de mec ! Je me suis dit : il faut que je tienne plus longtemps que lui.
La même idée a du lui traverser l'esprit, car il n'y a plus eu le moindre gémissement.

Sel :  Un cri m'échappe "arrêtes tes gémissements de fillette, je ne suis pas d'humeur aujourd'hui". Je serai dès lors silencieux, et progressivement je vais non plus courber l'échine sous les coups, mais me cambrer pour m'offrir aux coups pour mieux m'offrir à Maîtresse.
Il y aura encore beaucoup d'aller et retours entre Poivre et moi, Maîtresse se meut si discrètement que, aveuglé comme je suis, je ne sais quand le prochain coup va tomber, mais en même temps je sens Maîtresse si proche, si présente, et nous Dominant si complètement de son autorité.
Maîtresse continue à lester les pinces de mes tétons, elle place aussi des pinces à mes testicules pourtant tendues par le port de ma cage de chasteté, elle passe sa roulette à pointes sur tout mon corps y compris sur la partie de mon sexe accessible entre les anneaux de la cage, je n'y vois toujours rien et ne sais plus si je suis en Enfer ou au Paradis, je me détends, suis, parcouru de frissons, me laisse aller, je suis vraiment devenu la chose et le jouet de Maîtresse.


Poivre :  Changement de décor : attaché à l'anneau qui pend du plafond face à la cheminée dans laquelle un feu de bois termine de se consumer, Sel en pénitence dans un coin de la pièce, je pensais qu'il avait échappé au pire.
Décors magique : c'est là qu'elle aime donner le fouet ! Face à la glace qui surplombe la cheminée, sur laquelle deux bougies jouent à chasser le noir. Je n'avais pas vu le fameux fouet de 1m90 dont on parle avec émotion sur les sites traitant du sujet.

Sel :  Un délicieux frôlement, le parfum de Maîtresse, je sens qu'Elle est en train de me détacher, mais ce répit ne durera pas
- "mets tes mains derrière ta nuque" Je m'exécute et me retrouve avec les poignets attachés à mon collier derrière mon dos.
- "Avance, vas jusqu'au mur". Je suis à nouveau en pénitence et - toujours aveugle - entends Poivre se lever, et je comprends qu'il a été attaché à l'anneau qui est accroché par de solides chaînes au plafond de la pièce.

Poivre :  Pourtant Maîtresse Caly, consciencieuse jusqu'au bout, s'est ravisée. Mes fesses n'étaient pas assez rouges. Elle aime marquer les fesses, c'est son péché mignon qu'elle ne peut pas toujours satisfaire lorsque le pénitent ne doit pas avoir de marques. Mais dans mon cas, je n'avais pas émis de réserve et elle était bien décidée à user de cette opportunité pour satisfaire au mieux son plaisir. Baguette, canne, chanvrière s'abattent sur mes fesses qui ont envie de demander grâce. Je sais que c'est inutile. Je repense à la phrase de Baby Suggs : « Tout déposer : épée et bouclier » (Beloved).

Sel :  J'entends vite le chant du martinet, les chocs de la cravache puis le sifflement implacable de la canne anglaise. Mais Maîtresse se rapproche et me demande de me retourner et me cambrer. Elle défait l'une des deux pressions du bandeau de cuir et je La vois à nouveau, enfin, si Belle, silhouette de rêve, poitrine ensorcelante mise en valeur par son soutien gorge de cuir noir, de quoi donner envie de tout subir, tout endurer pour le seul droit de La contempler.
Cela tombe bien car c'est à mon tour de subir la canne anglaise, arme redoutable aux mains de Maîtresse. Même si Elle maîtrise Sa force, je contemplerai le soir venu non sans fierté les belles zébrures qui décorent mes fesses.

Poivre :  Vient alors le fouet, l'autre, plus petit. Vient enfin le fouet hurlent mes fesses !.
Maîtresse Caly le manie avec une dextérité stupéfiante. Il claque, il siffle, il marque, il s'enroule autour de mon torse. J'ai l'impression qu'il ne va pas me relacher. Je suis pris, possédé, marqué.
D'un coup bien placé elle peut me couper un doigt, zébrer mon dos, voire me prendre la vie. Elle ne le fera pas !. Les bougies vacillent. Il faut tenir ! Lui faire ce cadeau. Le cadeau de la confiance sans limite que j'ai en elle.

Sel :  Puis Maîtresse se rapproche de Poivre dont elle remonte la robe, dégageant ses reins et faisant apparaître un élégant porte jarretelles et des bas.
Il est toujours attaché à l'anneau du plafond et va être sévèrement fouetté: Maîtresse a visiblement une longue pratique et une parfaite maîtrise de cet art. la longue mèche de cuir, maniée avec maestria, virevolte, s'abat sur les fesses du malheureux ou autour de sa taille, de ses reins, j'admire le courage de Poivre car il ne dit rien et subit sans broncher sa terrible punition.

Poivre :  Je n'avais pas pensé au sens de l'équité de Maîtresse Caly. Quand j'étais petit mes parents disaient toujours qu'il n'y a pas de justice sur terre. Ils ne connaissaient pas Maîtresse Caly.
Je devais donc aller en pénitence, face au mur et Sel aller face à la cheminée pour subir les derniers outrages. Pauvre Sel !
N'ayant que le mur comme seul horizon, je ne me souviens plus vraiment de ce qui s'est passé. Je reprenais doucement mes esprits, dérangé par moment par des sensations bizarres et des bruits étranges : bruits de grelots réveillant le pécheur assoupi, vibration d'une décharge électrique faisant se dresser tous les poils.

Sel :  Poivre est détaché, mis à son tour en pénitence, et je prends sa place, bras attaché en tension au dessus de mes épaules, jambes écartées, pas entièrement rassuré mais prêt à subir la volonté - ou simplement les caprices - de Maîtresse.
Tandis qu'elle attache mes poignets à l'anneau, je suis à quelques centimètres de son visage, qui est aujourd'hui plus sévère que d'autres jours: comme elle me l'a dit "aujourd'hui je ne suis pas d'humeur". Je contemple aussi Son décolleté vertigineux: Maîtresse est-elle consciente de l'arme de séduction absolue dont elle dispose ainsi? probablement mais je ne sais si j'oserai un jour Lui poser la question?



L'acte 3 sera à la hauteur des deux précédents: nouvelle flagellation à la cravache et au martinet, - dont je dois à l'honnêteté de reconnaître qu'elle est plus clémente que celle subie par Poivre - torture des tétons à l'électricité, pose de grelots et poids lestant ma cage de chasteté, je suis dans un état second, je me sens plus que jamais contrôlé, dressé, maté et possédé. Faut-il l'avouer? : je suis heureux et plein de gratitude à l'égard de Maîtresse.

Poivre :  Un bruit différent a cependant attiré mon attention. 3 petites notes sifflotées avec la musique. Cela s'est reproduit lors de la reprise du thème.
Maîtresse Caly sifflotait la musique qui remplissait la pièce !
J'ai alors compris que Sel et moi venions de lui offrir un superbe cadeau : un moment de détente. Les fesses brûlantes, les marques sur le dos, la pénitence, la douleur, tout ça ne comptait plus et j'ai été submergé par une vague de gratitude pour ma Maîtresse.

Sel :  Enfin il faut "quand même" partir, Maîtresse nous dit qu'on l'a aidée à se détendre et j'en suis rempli de bonheur. Un rapide verre de vin, d'ultimes baisers aux chaussures de Maîtresse, un baise main respectueux et me voilà chassé du Paradis terrestre.

Commentaires

  1. Très joli témoignage. Il apporte de l'eau au mon moulin de mon fantasme d'être deux lors d'une séance. Une autre soumise à étreindre lors d'une "punition", un soutien mutuel... Des humiliations à vivre ensemble, être bondagées ensemble mais aussi des moments tendres. Et bien sûr, un double hommage à la superbe maîtresse que tu es...
    Oups ! Mais je m'égare... une soumise ne demande pas. Et je suis plutôt hors circuit 😉
    Merci pour ces partages et les paroles de tes soumis toujours si sincères.

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