La plume face à la toile avec Philfri : fantasme n°1

« Dors bébé, dors »


Le sommeil est une chose importante dans la vie, il est vital mais pour le trouver il faut être sereine, ce que je ne suis pas. Ce que je n’ai jamais été.

Lorsque la nuit tombe, cette terreur m’envahie. La peur du noir, la peur du vide, la peur d’être simplement seule avec moi même. Dans l’obscurité je me parle, je me tourmente, je me repasse le film de mon existence mais jamais les bons épisodes.

Je me lève, je tourne en rond un peu comme dans ma vie. J’erre dans les couloirs comme les fantômes de mon passé errent dans mon âme m’empêchant de fermer les yeux, m’empêchant de déposer les armes pour que je souffle un peu, quelques heures.

Je me recouche, j’ai froid. De ce froid qui sent la mort, glacial, intérieur et inconsolable…L’angoisse continue son ascension et passe ses mains autour de mon cou pour m’étouffer alors je suffoque, je blêmis, je tremble de tous mes membres.

Non, je ne suis pas sereine. J’ai l’impression d’avoir vécu 100 vies sans qu’aucune ne m’ait jamais apportée cela. Et c’est dans la nuit noire que ces relents viennent m’étrangler.

C’est là que je te vois mon amour, au dessus de moi. Attaché à cette croix Saint André retournée, au dessus de moi. Comme un ange. Tu veilles sur moi de là haut, tu m’envoies ton énergie positive pour me protéger de mes propres démons.

Ton bâillon, te rend muet pour ne pas que tu puisses répéter mon chagrin, pour que les gens continuent de croire que je suis forte. C’est un de nos nombreux secrets.

Ces aiguilles à chapeaux te transpercent le corps pour que tu souffres à ma place. Chaque pic est une de mes douleurs intérieures, en te traversant je pense qu’elles tuent mon mal parce que je sens comme une libération.

Ton sang qui coule sur mon corps me couvre réussissant enfin à me réchauffer un peu. Une couverture de caresses rouges sur mon petit corps de femme-enfant.

Je te regarde me donner tout ce que tu as pour que je m’apaise. Je te regarde m’observer, simplement heureux de me réconforter. Enfin dans l’obscurité j’arrive à percevoir quelque chose qui me fait du bien…

Alors tu penses «dors bébé, dors » et mes yeux se ferment lentement, mon souffle ralenti puis je m’évade dans mes rêves maintenant que tu as laminé mes cauchemars, mes fantômes.


J’aime quand tu me berces, j’aime quand tu me sauves tous  les soirs. J’aime que tu sois là où personne d’autre ne peut être.




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