Le condamné Amor

- « Viens ici ! Dépêêêche toi ! Viens là, je te dis !!! A genoux ! Mâââgne toi ! ».

Mes mains s’enroulent autours de ce cou si parfait, si beau, si tendre….Sur cette peau si douce, sur ce corps qui n’appartient qu’à moi et dont l’odeur me rassure.

Je le frôle, mutine.
Je le caresse, sensuelle.
Puis je le presse, impulsive.
Je desserre un peu, raisonnable.
Puis je comprime encore, encore…fort comme je l’aime. Comme je t’aime…

Ton regard me toise m’extirpant un sourire : « tu m’aimes toujours mon amour ? ». Moi aussi je t’aime – puissamment - alors je t’étrangle encore, parce que je t’aime plus fort que tout.

Parce que j’aime voir tes yeux se perdre entre la passion, la peur et le début de cette mort dans laquelle tu pourrais t’abandonner pour moi. Parce que c’est comme ça que je vais mieux, comme ça que je te prouve à quel point je t’aime. Parce que c’est comme ça que je me retrouve en équilibre dans mon âme et dans mon corps.

Je respire à plein poumons, j’écarte les doigts et les promène sur ce cou zébré. Que ces traces sont belles…comme notre histoire, tout en relief avec de la couleur. Elles sont une empreinte de nous, de ma fougue sur ta dévotion.

Je ne lâche rien, pas même le temps durant lequel mes lèvres s’appuient contre les tiennes. Ma bouche chaude de rage et de folie rencontre la tienne qui est aussi fraîche et aussi savoureuse que notre passion.

Comme des sangles, mes mains rétrécissent ta gorge et mes seins pointent comme deux lames en direction de ton torse, comme pour te traverser le cœur.

Mes index tentent de rejoindre mes pouces autours de ton larynx, comme s’ils jouaient une musique funèbre autours de tes cordes vocales. Quel concert…

Tu suffoques. Je rie.Tes yeux se remplissent de larmes, suppliant. Mon sexe s’humidifie, jouissant.

Comme je t’adore….Comme tu m’adores…Je le vois, tu es bleu comme l’amour, figé comme le temps de cet instant.

Je pourrais te tuer, et j’en ai, d’ailleurs, très envie. J’aimerais que tu m’offres ton dernier soupir et quel serait le plus beau cadeau que tu pourrais me faire que celui de ta vie.

Mais non, je te lâche et je te regarde tomber et je t'observe délicieusement reprendre tes esprits…

Généreuse ? Non, simplement dangereuse et désireuse de recommencer….

Commentaires

  1. cela fait plaisir de lire vos mots Dame Caly Désireusement Dangereuse , voila un jolie programme
    cordialement

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  2. Que ces mots (maux ?) me parlent ! Moi qui suis en train de découvrir les plaisirs de la suffocation, les délices de l'étranglement, la peur aussi, la panique... sans oublier le bonheur de donner sa confiance en l'autre... Être entre ses mains, ses doigts... regards si proches... lèvres rapprochées...
    Cela me plait de pouvoir lire ce que ressent la personne qui domine... C'est tellement important de "satisfaire" l'autre, de donner...
    Je n'aurais aucun plaisir si je devinais que l'autre s'ennuie !
    Bisous. Luna T.

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