Bulletin d'humeur : A mon infirmière poufiasse


Je suis d’humeur massacrante ce matin. Enfin, je veux dire bien plus massacrante que d’habitude et pour cause : je suis souffrante. Non pas que je sois à l’article de la mort, sans doute une facette de mon côté masculin qui ressort, il s’agit juste d’une bronchite, mais j’ai l’impression que c’est la fin du monde, c’est pour dire… Comme quoi, mes seuls atouts de mâles ne se manifestent pas uniquement à travers mon gode ceinture.

Je déteste être lymphatique à ce point là, cela m’énerve prodigieusement. Sans mon énergie habituelle, je suis frustrée et, comme toute domina qui se respecte, je déteste toute frustration autre que celle que j’impose à mes sujets.

Le médecin va finir de m’achever en m’ordonnant (c’est un comble n’est-ce pas ?!) de rester clouée au lit ce qui, bien entendu, va considérablement augmenter ma mauvaise humeur.

Mais à chaque problème une solution ! Je vais donc faire mon possible pour me débarrasser de cet état d’agacement et pour cela j’ai un remède fabuleux : en faire baver à mon esclave. Je serai bien plus zen quand j’aurais passé mes nerfs sur lui enfin, je viens de le décider, aujourd’hui il sera « elle ».

-       -   « Viens immédiatement, j’ai besoin d’une infirmière poufiasse pour veiller sur moi alors vas chercher tes affaires et retrouves-moi à la maison. Et dépêches toi ! »

Un petit sms qui ne reste pas l’ombre d’une minute sans l’écho d’une réponse enthousiaste de mon infirmière pouffiase toujours bien disposée pour sa maîtresse. Ceci étant, sa maîtresse est TOUJOURS enthousiaste et bien disposée pour la torturer en vue d’alléger ses propres souffrances, nous nous sommes si bien trouvées…

Quelques instants plus tard, ma petite infirmière pouffiasse (doux euphémisme quand on sait qu’elle mesure 1m85 pour 100kg) débarque avec son joli uniforme en vinyle, ses bas résilles et ses escarpins  vernis. Bien que je sois en train d’agoniser dans mon lit (nouvelle exagération masculine face à la douleur), la vue de cette adorable soignante me rend le sourire et me conforte dans l’idée qu’elle n’a absolument plus rien à apprendre pour être aussi vulgaire que ridicule, ce qui a le mérite de me sortir momentanément de ma léthargie.

Au moment où j’écris ces lignes, elle s’adonne fiévreusement à diverses tâches ménagères et, alors que mon corps épouse le sofa d’une manière plus que fusionnelle, je me dis qu’il est bon de regarder les autres travailler, surtout quand ils travaillent pour moi. Je suis une garce et j’adore ça.

Elle cesse de jouer les ventilateurs ambulants avec ses jupons pour se présenter devant moi avec un plateau repas et, puisque je ne suis pas assaillie par la faim, je me dis spontanément qu’une bonne rafale de gifles meublera le temps jusqu’à ce que mon appétit arrive. Et je dois dire que c’est une solution efficace qui, de plus, me permet d’avoir un minimum d’activité physique pour ne pas sombrer dans un profond coma. Ou, pire encore, dans une  mort certaine (nouvelle exagération masculine face à la douleur – je me répète mais étant entendu que je suis sur mon blog, comme partout ailleurs cela dit, je fais ce qu’il me plaît).

Un déjeuner simple, mais efficace. Une « cochonaille » (pour les ignares qui manquent d’imagination : un plateau de charcuterie) avec un verre de vin (là pour faciliter l’absorption des antibiotiques je suppose), repas que je pourrais digérer avec un thé au gingembre et une cigarette (no comment).

Quelle tristesse de voir qu’il reste de la nourriture, je me dois de palier à la faim dans le monde. Enfin non, hélas je ne le peux pas (bien que fiévreuse et délirante je garde un minimum de lucidité), je me résigne alors à palier à la faim dans mon salon. Enfin, je suis presque seule, donc je vais nourrir la « presque ».

-        -   « Infirmière pouffiasse, ici, à genoux ! »

Je lui mets son écarteur de bouche ainsi que son écarteur de narine pour en faire un réceptacle accueillant et, entre deux crises de rire (que voulez-vous je suis bon public), je commence à lui enfiler des aliments par tous les orifices de son visage : des rillettes dans les oreilles, des minis saucissons à moitié mastiqués dans les trous de nez et tout un assortiment de charcuterie Corse dans la bouche. Quelle œuvre d’art, je suis une véritable artiste.

Et alors que je suis en pleine séance d’autosatisfaction,  je m’aperçois qu’il me reste du pain et des cornichons alors qu’il ne me reste plus aucune place sur la jolie frimousse de mon infirmière poufiasse, que vais-je pouvoir en faire ? Non, je déconne, je ne me suis pas posée cette question, mon imagination va trop vite pour ça…

-      -     « A quatre pattes et offre moi ton cul »

C’est qu’elle n’est pas mal de dos aussi ma soubrette…Je lui relève la jupe et après lui avoir réchauffé le cul avec une de mes fessées cuisantes, je lui assène quelques coups de baguette campagnarde à l’entre-jambes histoire de faire disparaître cette protubérance qui ne colle pas avec le statut de femelle que je lui ai choisi aujourd’hui. Sait-elle, à cet instant précis, que je vais lui enfoncer dans l’anus quelques cornichons qui semblent être importés directement Tchernobyl tellement ils sont grands ? Peu m’importe en fait mais, je témoigne (et tout le monde sait que ma parole vaut de l’or) : tout rentre dans un cul (et facile en plus !).

Bizarrement, je songe pendant qu’elle me masse les pieds, que je vais mieux. Beaucoup mieux. Faut-il croire que le SM, en plus de m’amuser, a des vertus thérapeutiques ? Telle est la question qui m’entraînera dans les bras de Morphée, exténuée mais souriante.


peintures : www.philfri.com

Commentaires

  1. Bjr, comme quoi être malade, peut avoir du bon ^^
    Je vous souhaite un prompt rétablissement.

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  2. T'es une grande malade copine...
    Je ne suis plus malade mais la lecture de ce texte m'a fait hurler de rire...
    Gros bisoux

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  3. personnellement je ne vous demanderais pas l'adresse de votre infirmière ... même a l'article de la mort , celle-ci Dame CALY gardez la !!!! grand bien a vous cordialement

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